Dryopsophus (Litoria) caerulea - Rainette de White
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Dryopsophus (Litoria) caerulea - Rainette de White

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Description

Dryopsophus (Litoria) caerulea "Blue Eyes" – Rainette de White aux yeux bleus

Nom vernaculaire

Rainette de White

Nom scientifique

Dryopsophus caeruleus (White, 1790)
Anciennement : Litoria caerulea.Famille

Pelodryadidae (ancienne famille Hylidae au sens large).

Répartition

Dryopsophus caeruleus est originaire : 

  • du nord et de l’est de l’Australie (Kimberley, Territoire du Nord, Queensland, nord et centre de la Nouvelle‑Galles du Sud) ; 
  • du sud de la Nouvelle‑Guinée.

Des populations ont été introduites localement dans certains pays.

Biotope

Espèce arboricole de milieux : 

  • tropicaux chauds et humides ; 
  • lisières forestières, zones boisées ; 
  • jardins, parcs, abords et intérieurs d’habitations, abris artificiels.

Elle est souvent observée : 

  • près des sources lumineuses nocturnes où elle chasse les insectes attirés par la lumière ; 
  • à basse altitude, dans des environnements humides mais bien ventilés.

Morphologie

La rainette de White est une grande rainette arboricole : 

  • mâle adulte : environ 6–8 cm ; 
  • femelle adulte : jusqu’à 9–10 cm, parfois un peu plus.

Caractères principaux : 

  • corps massif, tête large, membres robustes ; 
  • doigts munis de larges disques adhésifs ; 
  • peau assez épaisse, parfois légèrement granuleuse ; 
  • dos vert vif à vert plus sombre, parfois brun verdâtre, avec des nuances variables ; 
  • ventre plus clair, souvent crème.

Comportement

Espèce principalement crépusculaire et nocturne : 

  • cachée la journée (feuillage, abris, angles du terrarium) ; 
  • active au crépuscule et la nuit pour chasser.

En captivité : 

  • généralement calme, peu craintive lorsqu’elle est habituée ; 
  • tendance à rester perchée, immobile, en embuscade ; 
  • peut s’habituer à la présence humaine, mais la manipulation doit rester limitée (stress, fragilité cutanée).

Régime alimentaire

Dans la nature : 

  • surtout insectivore : insectes variés, araignées, autres petits invertébrés ; 
  • opportuniste : peut consommer de petites proies vertébrées lorsqu’elle en a la taille.

En captivité : 

  • base : grillons, criquets, blattes, larves adaptées, éventuellement certains vers avec prudence 
  • proies adaptées à la taille de l’animal 
  • alimentation variée, supplémentée en calcium et vitamines (notamment D3 1x/10j si les UVB sont absents).

Dimorphisme sexuel

Dimorphisme modéré : 

  • femelles en général plus grandes et plus massives que les mâles ; 
  • mâles adultes : présence de sac vocal et chant ; 
  • callosités nuptiales parfois plus marquées en période de reproduction.

Le sexage fiable se fait surtout à l’âge adulte, par observation du chant et des caractères liés à la reproduction.

Paramètres de maintien en captivité

Terrarium

  • Terrarium tropical arboricole vertical
  • Volume indicatif pour un petit groupe : environ 60 × 45 × 90 cm, à adapter au nombre et à la taille des animaux. 
  • Aménagement : branches, racines, plantes naturelles ou artificielles, nombreuses cachettes, zones hautes de repos, surface facile à grimper.

Température

  • Jour : environ 24–26 °C. 
  • Nuit : baisse légère autour de 21–22 °C.

Éviter les températures excessives prolongées et les coups de froid.

Hygrométrie

  • hygrométrie élevée mais non saturée, souvent autour de 60–70 % ; 
  • pulvérisations régulières (souvent en soirée) pour permettre aux animaux de boire sur les feuilles et parois ; 
  • bonne ventilation pour limiter moisissures et pathologies respiratoires ou cutanées.

Éclairage / UV

  • éclairage jour/nuit pour respecter un cycle lumineux stable ; 
  • UVB légers tube T5 possibles : ils peuvent participer au métabolisme du calcium, surtout si la supplémentation est prudente.

L’animal supporte des niveaux d’éclairage relativement faibles, mais un cycle régulier et la possibilité de se cacher restent importants.

Substrat et décor

  • substrat terreux absorbant mais non irritant, pouvant conserver l’humidité sans rester détrempé en permanence ; 
  • décor structuré en hauteur : branches, lianes, feuillages ; 
  • point d’eau peu profond, régulièrement nettoyé.

Reproduction

En nature, la reproduction est liée aux saisons humides et aux variations de température et de pluviométrie.
Les mâles chantent pour attirer les femelles, l’accouplement a lieu souvent près ou au‑dessus de l’eau, et les œufs sont pondus en milieu aquatique.

En captivité, la reproduction est possible mais demande : 

  • un groupe bien constitué et sexuellement mature ; 
  • un terrarium ou installation séparée pour la phase aquatique ; 
  • une variation saisonnière marquée (hausse des températures, des pulvérisations, simulation de saison des pluies) ; 
  • un bassin de taille suffisante et des paramètres aquatiques stables.

La gestion des têtards nécessite : 

  • une eau de bonne qualité, régulièrement contrôlée ; 
  • une alimentation adaptée à chaque stade ; 
  • une surveillance attentive de la croissance et de la métamorphose.

Espérance de vie

En captivité, la rainette de White est réputée pour sa longévité : 

  • 10 à 15 ans sont fréquents avec de bonnes conditions ; 
  • certains individus dépassent 20 ans.

Coût d’entretien estimé

Le coût d’entretien mensuel reste modéré pour un petit groupe : 

  • achats réguliers d’insectes (grillons, criquets, blattes, mouches, etc.) ; 
  • compléments en calcium et vitamines ; 
  • électricité pour le chauffage et éventuellement l’éclairage ; 
  • entretien du terrarium (substrat, plantes, nettoyage).

Globalement, le budget est inférieur à celui de gros reptiles consommateurs de rongeurs, il est estimé à environ 150 euros / an avec de fortes variabilités.

Protection

Dryopsophus caeruleus n’est pas inscrit aux annexes de la CITES. 
Afin de préserver la vie sauvage, l’animal dont vous venez de faire l’acquisition ne doit pas être relâché dans le milieu naturel.

Détails
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