Nom vernaculaire :
Gecko gargouille
Nom scientifique :
Rhacodactylus auriculatus (Bavay, 1869)
Répartition :
Espèce endémique de Nouvelle-Calédonie, surtout présente dans le sud de la Grande Terre. Elle occupe notamment le maquis ouverts ou fermés, les lisières, reliefs ultramafiques, les formations arbustives et les forêts humides.
Habitat et mœurs :
Gecko semi-arboricole et nocturne, qui se repose de jour dans les anfractuosités, sous l’écorce ou dans la végétation, puis devient actif après le coucher du soleil. Il utilise des perchoirs de différentes hauteurs. Les individus peuvent se tolérer ponctuellement, mais des interactions agressives et la compétition pour les perchoirs existent : la maintenance individuelle est la solution la plus sûre.
Particularités :
Taille adulte généralement de 18 à 22 cm, queue comprise ; poids souvent autour de 40–70 g. Longévité couramment estimée à 15–20 ans en captivité, parfois davantage.
La peau a un aspect granuleux. Chez les adultes, deux excroissances au au-dessus des ouvertures auriculaires, comme des petites cornes ou des oreilles pointues, donnent à sa tête un aspect bosselé. Son nom commun de gecko gargouille est en relation avec cette particularité morphologique et, aussi, avec la couleur de la robe souvent marbrée irrégulièrement de gris, beige, marron ou noir comme les vieille statues en pierre. Toutefois, Rhacodactylus auriculatus est un gecko polychromatique, comme Correlophus ciliatus. La couleur de fond peut être blanchâtre, grise, olive, marron, beige mais aussi jaune, orangée, rougeâtre… avec toutes les nuances de ces couleurs ; il peut y avoir des bandes ou stries longitudinales foncés ou de couleur contrastée. Ces variations dans la pigmentation ont été sélectionnées en captivité en donnant lieu à divers morphes de coloration.
Lézard semi-arboricole, le gecko gargouille possède une queue préhensile qui l’aide à grimper sur les branches. De plus, des lamelles adhésives sont présentes sous les doigts pourvus de griffes robustes. Il peut grimper même sur des surfaces verticales lisses. Dès qu’il se sent en danger, le gecko gargouille « lâche » sa queue mais, à la différence de Correlophus ciliatus, cette dernières repousse.
Les yeux, grands, ont la pupille verticale. Comme beaucoup de geckos, il ne possède pas de paupières mobiles. Une écaille transparente recouvre l’œil que le lézard maintient humide en le léchant.
Rhacodactylus auriculatus peut produire des sons (cris haut perchés, aboiements ou couinements) quand il est dérangé ou pendant les contacts entre congénères.
Dès la maturité sexuelle les mâles peuvent être aisément reconnus par la présence de deux poches hémipéniennes assez volumineuses à la base de la queue.
Maintenance :
Terrarium vertical, bien ventilé, avec nombreuses branches solides, liège, lianes et feuillage dense à plusieurs hauteurs. Prévoir des cachettes en hauteur et près du sol, un petit récipient d’eau et un substrat retenant un peu l’humidité sans rester détrempé. Éviter les branches coupantes et les surfaces brûlantes.
Dimensions indicatives pour un individu : 45 × 45 × 60 cm minimum, avec un volume plus grand (par exemple 60 × 45 × 90 cm) préférable si possible.
Température : l’idéal est 24-26 °C en journée (air ambiant), ne pas laisser l’ensemble du terrarium surchauffer uniformément. Nuit autour de 20–24 °C selon les saisons. Éviter les températures prolongées au-dessus de 29–30 °C : l’espèce supporte mal la surchauffe.
Hygrométrie fluctuante, souvent autour de 50–70 % en journée, avec brumisation le soir permettant une hausse temporaire (environ 70–90 %) puis un séchage partiel. Ventilation indispensable : éviter une humidité constamment saturée et un substrat détrempé.
Prévoir un cycle lumineux régulier et proposer des UVB faibles grâce à un tube T5 de bonne qualité, avec gradient et zones d’ombre.
Alimentation :
Omnivore : utiliser comme base un aliment complet en poudre pour geckos frugivores/omnivores. Compléter régulièrement avec des insectes nourriciers variés (grillons, blattes, etc.), adaptés à la taille et bien nourris avec une nourriture dédiée aux insectes.
Protection :
Cette espèce est considérée comme Préoccupation Mineure par l’UICN. Toutefois, elle est classée en Annexe D du Règlement européen (UE) [Annexe D : espèces qui ne sont pas inscrites à la CITES mais dont l’Union Européenne considère que les volumes d’importation justifient une surveillance]. Les quotas d’importation étant nulles, les seuls spécimens actuellement disponibles sont ceux nés en captivité.
Estimation de budget lié à l'entretien
En pratique, le budget dépend du coût de l’électricité (chauffage), des aliments et produits utilisés, etc. Il peut varier de 150 à 300 euros en moyenne par an.
Afin de préserver la vie sauvage, l'animal dont vous venez de faire l'acquisition ne doit pas être relâché dans le milieu naturel
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