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Maladies et soins
D’une manière générale –et si je me réfère à mon expérience–, je peux dire que dans l’ensemble Uromastyx est un lézard robuste quand :
- il est maintenu dans des bonnes conditions de température et d’hygrométrie ;
- il est nourri avec des aliments adaptés et supplémentés en calcium et vitamines ;
- on lui fournit une bonne exposition aux UVB et aux UVA ainsi qu’une bonne luminosité ;
- il évolue avec un rythme saisonnier en ce qui concerne la durée du jour et les variations de température jour-nuit ;
- il est maintenu sur un substrat adéquat ;
- il est entouré d’un décor qui ne le met pas en danger ;
- il n’est pas soumis à des situations de "stress" continu.
Il faut toutefois faire la différence entre un animal né en captivité et un animal fraîchement importé. Ce dernier arrive avec déjà un parcours de capture-stokage-transport etc. qui l’a affaibli et rendu très vulnérable aux maladies. C’est donc à l’achat que je "trie" pour avoir le maximum de chance d’avoir un lézard qui s’adaptera à la captivité et, de plus, se reproduira. Je n’achète donc pas des animaux trop maigres (en regardant notamment la queue), qui ont le regard éteint, des abcès, des graves problèmes de mue, des résidus de diarrhée au cloaque, du mucus dans la bouche (symptôme de problèmes respiratoires)…..
Les animaux d’importation sont souvent parasités, ce qui peut ne pas être évident au coup d’œil. Il faut donc procéder au déparasitage, sous contrôle de votre vétérinaire, notamment avec du Flagyl® car les amibes sont parmi les parasites les plus fréquemment rencontrés chez les Uromastyx. Le Panacur® est aussi un bon vermifuge contre les oxyures présentes en grande quantité dans leur tube digestif. Une thérapie qui doit être effectuée d’urgence si le lézard présente des symptômes de diarrhée ou de sang dans les selles.
Les maladies respiratoires sont parmi les plus courantes chez les Uromastyx, il suffit parfois d’une baisse trop importante de température ou d’un courant d’air. Pour soigner ce genre d’infection il faut employer des antibiotiques que votre vétérinaire vous prescrira. Ce que je veux faire remarquer à ce sujet est que si votre vétérinaire n’est pas un spécialiste des reptiles vous devez lui dire qu’il s’agit d’un lézard végétarien afin qu‘il ne lui donne pas des antibiotiques à spectre large qui risquent de détruire sa flore intestinale.
J’ai aussi eu à faire à des problèmes de mue, c’est-à-dire que pendant la mue (qui peut se dérouler sur plusieurs jours ou semaines) la peau devient rêche et s’effrite en lambeaux minuscules ; dans ce cas je lui fais prendre un bain d’eau tiède et je le badigeonne avec une pommade hydratante, comme la Biafine®.
Un autre problème auquel j’ai été confronté est relatif au fait qu’il s’agit de lézards qui creusent tout le long de leur vie dans des terrains souvent durs et pierreux, donc ils ont les ongles adaptés pour cela. En captivité, cette activité étant très réduite, les ongles poussent de manière anormale, ils peuvent donc se casser en provoquant des panaris ou des abcès ou encore il peut y avoir des déformations des doigts. J’ai par conséquent pris l’habitude de couper régulièrement les ongles de mes Uromastyx.
Pour faire prendre au fouette–queue un éventuel traitement par voie orale (et aussi pour regarder s’il n’a pas une stomatite), le principal problème est de réussir à lui ouvrir la gueule, car il possède une force impressionnante dans la mâchoire. Pour ne pas le blesser, il faut réaliser l’opération avec calme et douceur. J’utilise deux techniques :
– La première consiste à tirer le bout de la lèvre inférieure vers le bas avec son doigt. Il ne faut surtout pas forcer, si l’animal ne veut pas ouvrir la bouche il faut passer à la deuxième méthode.
– La deuxième technique consiste à "chatouiller" avec le pouce et l’index les coins des lèvres avec un mouvement doux mais répétitif de va-et-vient. Ce procédé prend un peu plus de temps que le premier, mais avec un peu de patience et d’entraînement il fonctionne très bien.
Conclusion
Vu l’aire de répartition des Uromastyx, il est facile de recréer des conditions de maintenances adéquates pour non seulement pouvoir les maintenir mais aussi pour les amener à se reproduire. En effet, il est beaucoup plus facile de pouvoir satisfaire des besoins important en chaleur, que le contraire (les systèmes de refroidissements sont onéreux et mal adaptés à la terrariophilie). De plus, Uromastyx est herbivore ce qui simplifie encore sa maintenance.
Encore trop peu sont reproduit en captivité en France, il serait souhaitable qu’un nombre plus élevé de personne s’adonne dans l’avenir à l’élevage de ce lézard au comportement si captivant.
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