Page 1 / 2 / 3 / 4 / 5 / 6 Alimentation en captivité Uromastyx est un lézard herbivore. En milieu désertique, le fouette–queue ne s’alimente pas de manière régulière mais en suivant le cycle des saisons selon les précipitations, plus au printemps, peu en été, de nouveau en automne, presque pas en hiver (Grenot, 1976). En captivité également il est indispensable de suivre un cycle annuel dans la prise de nourriture, qui sera plus fréquente et plus riche au printemps et en automne, plus espacée en été et inexistante pendant l’hivernage. En terrarium, son menu de base comprend en premier lieu des végétaux, notamment des feuilles, des salades et des légumes. Les salades et les feuilles que je leur donne sont de préférence celles qui ont un bon rapport phospho-calcique (deux fois plus de calcium que de phosphore), donc scarole, mâche, chicorée, cresson, frisée, romaine, endives, blettes, pissenlit, trèfle, luzerne, fanes de carottes, de navets et de radis, faux acacia (robinier), mûrier–platane, lierre terrestre (Glechoma hederacea), grand plantain (Plantago major), Malva silvestris. Les fleurs aussi constituent un mets de choix, par exemple les fleurs de pissenlit, trèfle, robinier, courgette, hibiscus, forsythia, genêt, pâquerette, robinier, luzerne, mimosas. Avec une fréquence hebdomadaire variable selon la saison (à titre indicatif : trois fois par semaine au printemps, une fois par semaine en été, deux fois par semaine en automne) je leur donne également un parmi ces légumes : haricots verts, petits pois, courgettes (vendus congelés en sachets et préalablement décongelés), carottes crues râpées ou partiellement cuites, choux de Bruxelles, lentilles (réhydratées), pois chiches (réhydratés), pois cassés (réhydratés), haricots mungo (réhydratés). Pour ce qui concerne les fruits, je dois dire que mes Uromastyx ne les aiment pas, sauf peut-être les figues et les figues de barbarie. Mais c’est vrai aussi que les goûts changent d’un individu à l’autre et que leurs préférences changent avec le temps. D’ailleurs, n’importe quelle nourriture peut être refusée aujourd’hui et appréciée demain. Régulièrement, deux fois par mois environ, je leur prépare une coupelle de graines (30 gr environ) que je mélange avec du carbonate de calcium. A la différence des salades et des légumes que je donne indifféremment aux adultes et aux juvéniles (ce qui change est évidemment la taille des "morceaux"), les graines ne sont pas les mêmes selon l’âge de l’animal. Pour les juvéniles (à partir de 12 cm de longueur totale) : lin doré et brun, quinoa, millet, alfalfa (c’est-à-dire graines de luzerne), tandis que le sarrasin est distribué aux jeunes de plus de 20 cm. Pour les adultes : blé, orge décortiqué, sarrasin, tournesol, cacahouètes non grillées pour perroquets, ainsi que les graines des juvéniles. Aux bébés je ne donne pas de graines par crainte d’occlusion intestinale. Etant donné le comportement des mes Uromastyx, ces graines ont vite fait de se retrouver éparpillées partout et mélangées au substrat : ça leur permet de se constituer une "réserve" de nourriture, avec des morceaux de légumes ou de salade séchés, que les fouette–queues déterrent par des mouvements vifs des pattes. En fait, même si j’enlève tous les jours le plus gros de la nourriture non consommée, on ne peut empêcher que des débris de ces aliments restent mélangés aux copeaux : mais l’environnement sec dans lequel je les maintiens évite qu’ils pourrissent et ils peuvent donc être consommés (d’ailleurs j’ai remarqué que parfois les Uromastyx les préfèrent aux aliments frais). La salade et les légumes sont saupoudrés avec du carbonate de calcium trois fois par semaine (tous les jours pour les juvéniles et les femelles en phase de reproduction), tandis qu’une fois par semaine (deux pour les jeunes) j’ajoute à la nourriture des vitamines avec un mélange de "Petphos® croissance" (complément vitaminique pour chiots) et de vitamines pour oiseaux (Ocevital®). En ce qui concerne les insectes, Uromastyx en captivité mange volontiers grillons, criquets, morios ou vers de farine, mais cette nourriture n’est pas indispensable pour sa bonne santé, en particulier si on lui donne des protéines végétales (par exemple avec les petits pois ou les haricots verts); il y a même des éleveurs étasuniens qui ont maintenu leurs Uromastyx, adultes et juvéniles, pendant des années sans leur donner aucun insecte. De plus, chez les adultes, une nourriture trop riche en protéines animales risque de provoquer des maladies hépatiques qui peuvent causer la mort du lézard végétarien, un risque moins important pour les juvéniles ou les femelles en période de reproduction. La distribution des insectes sera donc occasionnelle, plus fréquente pour les femelles gravides ou qui viennent de pondre et pour les juvéniles. Des insectes toujours saupoudrés de carbonate de calcium et de vitamines et bien nourris par mes soins. En sachant toutefois que certains des mes Uromastyx ne les apprécient guère, notamment les U. aegyptia aegyptia, tandis que les U. ocellata et U. hardwickii en raffolent. Je me suis aussi "appuyé" sur les insectes pour démarrer les nouveau-nés, petits grillons et vers buffalos : apparemment, le mouvement des proies excite les bébés. Compte tenu de son aire de distribution, Uromastyx ne boit presque jamais d’eau libre en milieu naturel. En captivité, j’ai remarqué que seulement les femelles gravides ou ayant récemment pondu, les nouveau-nés, les animaux fraîchement importés ou malades buvaient systématiquement. Dans ces cas je leur mets à disposition une coupelle plate d’eau. Certains éleveurs préconisent une légère vaporisation matinale dans un coin du terrarium (Wilms, 2002) : pour ce qui me concerne, je ne le fais pas en craignant que cela puisse entraîner une hygrométrie trop importante dans le terrarium. Comportement en captivité Le comportement d’Uromastyx en captivité varie d’un individu à l’autre et, surtout, s’il s’agit d’un animal né en captivité ou sauvage, déjà acclimaté ou de récente acquisition, bien nourri et bien chauffé ou stressé et malade. Mais, en règle générale, à partir de mon expérience, je pense que l’idée qu’il s’agit d’un lézard farouche, qui passe sa journée caché, qui essaye de mordre dès qu’on le touche et que de toute façon on ne peut pas manipuler, est fausse. Ce que j’ai constaté c’est qu’au contraire Uromastyx, surtout s’il est né en captivité, est un lézard très curieux qui regarde avec intérêt tout ce qui se passe autour de lui, en général il peut être manipulé sans que cela provoque un état de stress tandis qu’il faut éviter de le contenir, la contrainte étant mal supportée par l’animal. Une fois dépassée la crainte de l’homme –crainte qui, quand elle existe, influence négativement le comportement du lézard– Uromastyx est un sujet idéal d’observation. Ceci est encore plus vrai si on maintient un couple ou un groupe car le comportement interspécifique est très varié selon la saison, et particulièrement intéressant à la saison des accouplements. D’une manière générale, parmi les espèces d’Uromastyx que je possède, U. acanthinura et U. dispar maliensis peuvent être maintenus en couple. Sur la base de mon expérience, j’ai remarqué qu’il existe une incompatibilité entre mâles ainsi qu’entre femelles de ces espèces. En fait, non seulement les mâles se "bagarrent" mais les femelles aussi peuvent être agressives entre elles, notamment avant et après la ponte. Les morsures ne sont pas mortelles en soi, c’est-à-dire qu’en générale ils ne s’arrachent pas des morceaux de chair, ne s’étripent pas, souvent ils ne saignent même pas. Pour ce que j’ai pu constater, deux cas de figure peuvent se présenter : ou les deux "bagarreurs" se tiennent tête ou un des deux s’avoue vaincu et s’échappe sous la cachette la plus proche. Dans le premier cas, ils se font face en élargissant et aplatissant leur corps, ils tournent en rond "en biais" en montrant ainsi le dos large et rond et ils se mordent mutuellement sur les côtés ou aux cuisses, à l’épaule, à la queue, et, en gardant fortement prise, ils essayent de renverser l’adversaire. Ce qui veut dire que non seulement ils se pincent avec leur "bec" puissant mais la peau pincée est "vrillée" avec des brusques mouvement de tête. Ces batailles peuvent durer longtemps, jusqu’à ce qu’un parmi les adversaires s’enfuie, et même si les blessures ne paraissent pas graves sur le coup, par la suite sous la peau meurtrie se développent des abcès qu’il faut s’empresser de soigner pour empêcher qu’ils évoluent en septicémie (favorisée par l’état de stress profond qui suit l’affrontement). Finalement, là où la peau a été meurtrie les écailles ne repoussent pas et pendant longtemps il reste une peau lisse et blanche. Dans le deuxième cas de figure, le plus faible ne se bat pas mais il n’a pas de répit non plus, contraint à rester caché il se nourrit peu et mal, ne se chauffe pas et le stress continu dans lequel il vit affaiblit son organisme en ouvrant la voie à diverses maladies. Au contraire, les couples vivent ensemble sans trop se disputer, je les sépare seulement une semaine avant la ponte pour permettre à la femelle de pondre tranquillement et éviter d'éventuels dommages aux œufs. Les seuls problèmes que j’ai constaté concernent éventuellement l’insistance avec laquelle le mâle essaye de s’accoupler : si la femelle n’est pas réceptive elle peut "stresser" au point de ne plus vouloir sortir de son repaire. C’est à l’éleveur d’évaluer si le mâle peut rester dans le terrarium ou s’il doit être momentanément isolé. Parmi les autres espèces, U. ocellata peut (sauf exceptions) être maintenu "en harem", un mâle avec deux ou trois femelles. Il arrive de temps en temps que les femelles montrent une certaine agressivité entre elles mais il s’agit d’escarmouches pas vraiment sérieuses. Bien évidement l’éleveur devra toujours rester vigilant pour déceler tout changement dans le comportement qui pourrait entraîner des combats dangereux pour les animaux. U. a. aegyptia également est maintenu "en harem", un mâle pour deux femelles. Cependant, quand une des deux femelles a atteint la maturité sexuelle et s’est accouplée, elle est devenue de plus en plus agressive à l’approche de la date de ponte, au point que j’ai été contraint d’enlever le mâle et l’autre femelle. Après la ponte et jusqu’à aujourd’hui (deux mois après la ponte) ça n’a pas été possible de reconstituer le groupe, la femelle qui a pondu attaque systématiquement les deux autres individus. Pour ce qui concerne U. hardwickii, je maintien depuis presque deux ans huit individus ensemble, quatre adultes (un mâle et trois femelles) et quatre sub–adultes (un mâle et trois femelles) et je n’ai observé aucune manifestation d’agressivité. Dans le milieu naturel, U. hardwickii a tendance à vivre en colonies (Minton, 1966). Finalement, pour U. geyri j’ai vérifié depuis deux ans que l’on peut maintenir les individus de cette espèce en petits groupes composés de deux ou trois mâles et deux ou trois femelles sans qu’il se manifeste aucune agressivité interspécifique, même pendant la période des accouplements. Même s’il y a toujours une hiérarchie, tous les individus évoluent normalement et ils ne souffrent pas de la cohabitation. J’ai même assisté à un "accouplement à quatre", c’est-à-dire que dès qu’un jeune mâle a commencé à s’accoupler avec une femelle, le plus gros mâle, plus vieux, est arrivé pour prendre sa place et tout de suite après un deuxième jeune mâle a aussi tenté sa chance de manière que pendant quelques minutes la femelle avait trois mâles accrochés sur son dos ! En définitive c’est le plus gros qui a fini pour s’accoupler. Chez un autre groupe, les deux femelles se sont accouplées à tour de rôle avec les deux mâles. Pour ce qui concerne les juvéniles, quand ils sont maintenus en groupe, ils suivent souvent les mêmes schémas des adultes. Les jeunes U. acanthinura et U. dispar maliensis peuvent parfois cohabiter dans le même terrarium pendant un laps de temps mais il s’agit toujours d’un équilibre instable vite rompu par l’individu qui, en assumant le rôle de dominant, poursuit d’un bout à l’autre du terrarium ses frères et sœurs en leur mordant les flancs et la queue. Ainsi il ne donne plus de répit aux autres en leur "volant" la meilleure place au "soleil" la plus belle cachette, souvent en les empêchant de s’approcher de la nourriture. La condition d’individu dominé est dangereuse à plus forte raison pour un jeune animal et ne peut être maintenue longtemps. C’est pourquoi je garde séparés les juvéniles dès qu’ils deviennent agressifs entre eux : j’ai essayé d’éloigner le dominant mais en l’espace de quelques jours un autre dominant s’impose et le "cirque" recommence. Au contraire, les juvéniles U. ocellata, U. a. aegyptia, U. hardwickii et U. geyri ont grandi ensemble sans problèmes. Reproduction en captivité Tout d’abord je veux préciser que mon expérience dans la reproduction des Uromastyx est très limitée : j’ai reproduit Uromastyx ocellata en 2000, 2002, 2003 et 2004, Uromastyx acanthinura et Uromastyx dispar maliensis en 2001, 2002, 2003 et 2004, Uromastyx geyri en 2002, 2003 et 2004, Uromastyx a. aegyptia en 2004 et U. hardwickii en 2004. Toutefois, même si, d’après moi, pour une bonne maîtrise de la reproduction sont nécessaires plusieurs années consécutives de succès, je pense avoir appris quelques éléments de base qui ont été jusque là confirmés par des résultats positifs. hivernage La première et la deuxième année que j’ai reproduit mes Uromastyx, je n’ai pas entamé un véritable processus d’hivernage. N’ayant pas connaissance de donnés sur ce sujet et en me fondant sur l’idée, fausse, que la reproduction des Uromastyx en captivité est très difficile voir impossible, j’ai laissé vivre mes animaux en hiver dans les mêmes conditions que le reste de l’année hormis une baisse de photopériode (10 heures en hiver, 14 heures en été). Du moins c’est ce que je croyais…. J’ai été donc très surpris quand, le 27/02/2000 j’ai vu mes Uromastyx ocellata s’accoupler. Avec le recul, en cherchant les raisons de cet exploit, je me suis rendu compte que le câble chauffant ne marchait plus depuis au moins un mois et que donc dans le terrarium il y avait eu une baisse, ni voulue ni maîtrisée, de la température. Un scénario similaire s’est produit l’année suivante pour une partie des mes Uromastyx acanthinura et Uromastyx dispar maliensis, justement ceux qui se sont reproduit en 2001, tandis que d’autres femelles de la même espèce logées dans un autre terrarium où la température est restée élevée tout le long de l’hiver, ne se sont pas accouplées. Tableau 2 : modifications des conditions de maintenance pendant l’hivernage | Date | Durée du jour | Nourriture | Néon | Spot | A partir du 6 septembre (durée du jour 14h) la photopériode est abaissée d’une demi-heure par semaine | 10-nov | 9h30 | 2 fois/semaine | allumé | allumé | 17-nov | 9h | 2 fois/semaine | allumé | allumé | 24-nov | 8h30 | arrêté | allumé | allumé | 01-déc | 8h | arrêté | éteint | allumé | 08-déc | 8h | arrêté | éteint | allumé 3h/j* | 15-déc | 8h | arrêté | éteint | allumé 2h/j* | 22-déc | 8h | arrêté | éteint | allumé 3h/j* | 28-déc | 8h30 | arrêté | éteint | allumé | 05-janv | 9h | 6 fois/semaine | allumé | allumé + tapis chauffant | Ici la photopériode est augmentée d’une demi-heure par semaine *) pour les adultes reproducteurs des espèces U. acanthinura, U. d. maliensis, U. geyri, U. hardwickii ; les autres espèces –U. ocellata, U. o. ornata et U. a. aegyptia– ainsi que les juvéniles gardent le spot allumé pendant les 8h du jour. | Fort de cette expérience, et en ayant entre temps pris connaissance des procédés employées par des éleveurs étasuniens dans la reproduction d’Uromastyx, j’ai mis au point un schéma d’hivernage (voir Tableau 2) qui a été appliqué notamment aux adultes Uromastyx acanthinura, Uromastyx dispar maliensis et Uromastyx geyri. Pendant les trois semaines "critiques" du 08-déc au 28-déc j’ai multiplié mes observations pour m’assurer que tout se passait bien et j’ai remarqué qu’en moyenne un jour sur trois les fouette–queues sortaient de leur cachette pour se chauffer sous le spot en se retirant dès que les trois (ou deux) heures étaient écoulées. Un tel procédé (et aussi parce-que la température ne descendait jamais au-dessus de 15° C, température minimale atteinte la nuit) permet au lézard de garder sa température interne à l’intérieur des limites vitales. En revanche, les adultes Uromastyx ocellata, Uromastyx o. ornata, Uromastyx a. aegyptia et Uromastyx hardwickii continuent pendant toute la durée de l’hivernage à bénéficier de la chaleur et de la lumière diffusées par les spots pendant les 8 heures du jour, mais la luminosité diminue car le néon est éteint et les animaux ne se nourrissent pas. Cette différence de traitement est due au fait que ces espèces subissent à l’état sauvage un hivernage plus doux que les autres espèces du Sahara. Pour ces espèces (ainsi que pour U. benti) une baisse de température de 5°-10° C en hiver serait suffisante pour stimuler le cycle reproducteur (T. Wilms, 2001). A ce propos, il faut se rattacher aux observations de C. Grenot (1976) en milieu naturel : la température, la lumière et l’humidité influent directement sur le cycle sexuel mais ce serait l’augmentation progressive de la photopériode le stimulus principal qui détermine le début de l’activité sexuelle. L’abondance en végétaux qui suit les pluies printanières aurait aussi un rôle important dans ce processus. Les juvéniles de ces mêmes espèces bénéficient également d’un changement saisonnier, c’est–à–dire la journée de 8 heures ainsi qu’une relative baisse de température notamment la nuit ; en revanche, le néon et le spot restent allumés pendant les 8 heures du jour. La nourriture leur est proposée deux à trois fois par semaine. Si une période de repos hivernale est nécessaire pour reproduire le genre Uromastyx, je crois qu’un léger hivernage est bénéfique à tout âge et indépendamment de l’objectif de la reproduction, il permet de marquer le mouvement des saisons et, peut-être, contribue à reproduire un environnement plus naturel donc plus favorable au bien-être des animaux en captivité. Accouplement Les parades d’accouplement menées par les mâles se heurtent souvent, au début, à un net refus de la part des femelles. Le mâle commence par des amples hochements de tête verticaux qui entraînent aussi les pattes antérieures en donnant l’impression qu’il "fait des pompes". En même temps il tourne frénétiquement autours de lui-même et au-dessus de la femelle et il essaye de la mordre sur les côtés, sur le dos, à la nuque. Si elle n’est pas réceptive, la femelle essaye de s’échapper, une fois attrapée agite fortement les pattes et, pour être encore plus claire dans son refus, se met sur le dos, ventre en l’air. Cette position rend impossible l’accouplement et le mâle, après avoir valsé en rond inutilement sur le ventre de la femelle, la laisse tranquille pour essayer de nouveau plus tard. Quand la femelle est réceptive elle ne s’enfuit pas face aux avances du mâle et, quand il la pince au cou ou sur le dos, elle soulève la queue en favorisant ainsi la pénétration d’un des deux hemipenis du mâle. L’accouplement dure 3–5 minutes, il peut y en avoir plusieurs le même jours (même avec des mâles différents) et, à ma connaissance, les Uromastyx s’accouplent pendant environ une semaine, jusqu’à 11 jours, tous les jours. Page 1 / 2 / 3 / 4 / 5 / 6 |